Le rocher avec des empreintes de dinosaures sur les Tre Cime di Lavaredo a été (encore) marqué avec une bombe aérosol : « respectez notre histoire »
Nouvel acte de vandalisme sur les Tre Cime di Lavaredo : le rocher avec les empreintes d'un dinosaure du Trias a été enduit d'une bombe aérosol. C'est le deuxième épisode après celui de 2024
Un nouvel épisode de vandalisme a ébranlé la zone du patrimoine naturel des Tre Cime di Lavaredo, du côté de Belluno située à 2 400 mètres d'altitude. Un visiteur non identifié équipé d'une bombe aérosol a décidé de dégrader avec des graffitis un précieux bloc de dolomie situé le long du chemin qui relie le Refuge Auronzo au Refuge Lavaredo. Le bloc rocheux ne représente pas une simple pierre de passage : la roche conserve en effet deux empreintes fossiles très rares d'Eubrontes, un grand dinosaure carnivore du Trias, découvert par des experts en 1992.
L'alarme a été lancée sur les réseaux sociaux avec beaucoup d'amertume par Daniel Rogger, guide de montagne, moniteur de ski et directeur adjoint de l'école alpine Tre Cime, qui a publié des images des dégâts, suscitant l'indignation du public. Dans son éclat devenu viral, le compagnon a voulu adresser un message très dur à ceux qui fréquentent la montagne sans respect :
Nous accueillons volontiers tous les amoureux de la nature dans les Dolomites : grimpeurs, randonneurs, amateurs de via ferrata, touristes, photographes, motards, parapentistes et tous ceux qui souhaitent simplement profiter de vues à couper le souffle..
Un accueil chaleureux immédiatement suivi d’une prise de position sévère contre le tourisme superficiel et nuisible :
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Ce geste barbare est le deuxième en deux ans contre la même découverte paléontologique. En effet, déjà le 8 octobre 2024, le même rocher aux empreintes préhistoriques avait été pris pour cible par des vandales qui avaient écrit dessus le slogan en grosses lettres. Les touristes rentrent chez eux. A l'époque, comme dans cette nouvelle affaire de l'automne 2026, c'est Simone Corte Pause, guide de montagne et gérante du Refuge Lavaredo, qui a immédiatement agi pour limiter les dégâts. Monté sur le chantier équipé de solvants chimiques et d'un pinceau, le réfugié a retroussé ses manches pour enlever la peinture fraîche avant qu'elle ne pénètre profondément dans la roche poreuse.
Le directeur de l'établissement a raconté son intervention de restauration opportune, partageant ses regrets pour ce qui s'est passé :
Heureusement la montagne peut compter sur des personnes sensibles qui en prennent soin avec amour et rapidité, mais cela ne suffit pas. Un profond changement de mentalité est indispensable, qui amène chacun à comprendre comment il faut protéger chaque jour un patrimoine historique et géologique inestimable, en évitant de confondre les sommets millénaires avec un tableau noir sur lequel laisser une signature ou prendre un selfie avant de retourner dans la vallée.
