Les chats et les oiseaux en peluche sont exposés dans une exposition: ce n'est pas de l'art, mais un spectacle macabre
Au Mambo à Bologne, une exposition avec un chat en peluche sur un photocopieur et embaumé à colombes déchaîne la controverse: il y a très peu d'art, plutôt un macabre et un spectacle offensif
Au mambo à Bologne, la revue a été inaugurée « Ironie facile. Ironie dans l'art italien entre les 20e et XXe siècles« . Parmi les œuvres exposées, une installation en particulier a suscité une vague de controverse: un chat en peluche positionné sur un photocopieur, avec la possibilité pour les visiteurs de faire fonctionner la machine et de reproduire l'image. À côté, il y a aussi plusieurs colombes embalmées, présentées comme des éléments décoratifs.
Pour Lav, ce n'est pas de l'art mais un « spectacle horrible« spectacularisation de la mort » Et « banalisation de la souffrance« . Selon le président Gianluca Felinetti, transformer le corps d'un être sensible en un » objet conceptuel « ne peut pas être défini, mais seulement le manque de respect.
La demande de renvoi au maire
Les chats sont des compagnons de vie et non des matériaux de divertissement. Pour cette raison, l'association a demandé au maire Matteo Lepore d'intervenir, ordonnant l'élimination de tous les animaux embaumés par l'exposition. En fait, aucune provocation ne peut justifier l'utilisation de cadavres comme décorations artistiques.
L'invitation au boycott
À cela s'ajoute une invitation aux citoyens, aux associations et aux amoureux de la vie sous toute sa forme: boycottez l'exposition et écrivez au musée Mambo pour demander l'élimination immédiate des installations incriminées. Pour l'association, l'art peut être provocateur et dérangeant, mais ne peut pas transformer la mort en divertissement, ni réduire les animaux à des objets panoramiques simples.
Art? Non, un spectacle macabre
Le débat ne concerne pas seulement l'installation unique, mais l'idée même de ce qu'on peut appeler l'art contemporain. Est-ce vraiment assez choquant et provoqué pour légitimer un travail? Ou y a-t-il des limites éthiques qui ne devraient jamais être dépassées?
L'exposition de Mambo est décidément plus poussée, réduisant la vie animale à un matériau simple à montrer. Un choix que plutôt que de stimuler une réflexion apparaît comme un geste sans sensibilité et valeur artistique réelle. Si c'est l'avenir de l'art, il faut se demander si nous ne troquons pas la créativité avec le pur désir de scandaliser.
Source: lave
