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Livigno « expulse » les marmottes : plus de 100 spécimens transférés (en vue des Jeux olympiques d'hiver)

Livigno relance le plan marmottes : cent spécimens relocalisés pour réduire les risques dans les pâturages et les stations de ski en vue des JO

À Livigno, les marmottes continuent d'être une présence très appréciée des touristes et des enfants, mais derrière l'image de la carte postale se cache un réel problème. Les rongeurs creusent des terriers et des tunnels profonds qui, avec le temps, peuvent se transformer en véritables gouffres, mettant en péril la stabilité des sols. Pour cette raison, également en vue des Jeux olympiques d'hiver, la municipalité et la province de Sondrio ont décidé d'intervenir à nouveau avec un plan de gestion ciblé comme l'anticipe Gianluca Cristini, directeur provincial du secteur Agriculture, Environnement, Chasse et Pêche, au journal local. Province de Sondrio.

Les tunnels souterrains creusés par les marmottes n'affectent pas seulement les prairies et les pâturages, mais représentent un danger potentiel pour les infrastructures de ski. En particulier, à proximité des remontées mécaniques, les tunnels peuvent fragiliser les fondations des pylônes, avec des répercussions directes sur la sécurité. Un thème central pour Livigno, qui accueillera des compétitions de snowboard et de freestyle et qui doit garantir un haut niveau d'exigence en vue des grands événements sportifs.

Comment fonctionne le plan marmotte

Le Plan dit Marmotte, déjà mis en œuvre entre 2021 et 2023, est redevenu opérationnel après un nouveau recensement réalisé en 2024, qui a mis en évidence une densité excessive de spécimens. Depuis un an, une centaine de marmottes ont été relocalisées, à travers quinze journées de capture organisées avant le début de l'hibernation. Les animaux sont capturés, mesurés, contrôlés par des vétérinaires, identifiés avec des boucles d'oreilles ou des puces électroniques et enfin transférés vers d'autres vallées de la Valteline, où l'espèce est moins présente ou ne pose pas de problèmes critiques.

Contrairement à ce qui se passe en Suisse, où la chasse sélective est autorisée en automne, une voie différente a été choisie à Livigno. L’objectif est de contenir la prolifération sans recourir à l’abattage, dans le respect de critères éthiques et scientifiques. Les marmottes sont déplacées vers des zones jugées adaptées, maintenant l'équilibre entre la protection de la faune, l'agriculture et les activités économiques locales.

Le programme ne s'arrêtera pas là. Le plan triennal 2025-2027, approuvé avec l'avis favorable de l'ISPRA, prévoit un suivi constant des effets des translocations. L'objectif est de maintenir une densité compatible avec les besoins du territoire, en réduisant les dégâts sur les pâturages et les risques sur les structures. L’espoir est que les pauvres marmottes n’en paieront pas le prix.

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