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Plastique, il y a une alarme nationale : des usines ferment et le système de déchets risque de s'effondrer

Walter Regis, président d'Assorimap, a annoncé la fermeture d'usines de recyclage de plastique en Italie, en raison de la grave crise qui menace la chaîne d'approvisionnement. Cette décision est le résultat de la perte continue de compétitivité du secteur, exacerbée par les coûts énergétiques élevés et la concurrence des importations de plastique à bas prix. La fermeture des usines risque de paralyser le système de gestion des déchets

« A partir d'aujourd'hui on va tout arrêter», ainsi Walter Regis, président d'Assorimap, l'Association nationale des recycleurs et régénérateurs de plastiques, annonce la mesure finale qui est la fermeture des usines, mettant évidemment en danger la gestion des déchets et la collecte sélective dans toute l'Italie.

La raison ? La chaîne d'approvisionnement en plastique est menacée depuis longtemps par une grave crise de compétitivité, c'est pourquoi des mesures stratégiques avaient déjà été demandées pour éviter un effondrement qui aurait des répercussions partout.

Près de deux mois se sont écoulés depuis le dernier appel au Ministre Pichetto Fratin et plus d'un mois depuis la table convoquée par le Ministère de l'Environnement avec la promesse d'un nouvel appel opérationnel d'ici début novembre, ce qui jusqu'à présent n'a pas eu lieu – rappelle Régis. Ce que nous avons dénoncé en octobre n’était pas un vain avertissement, pas plus que cette annonce d’arrêt des usines. Nous sommes confrontés à une urgence nationale à laquelle nous ne pouvons pas répondre seuls.

Il va sans dire en effet que le blocage des usines de recyclage privées entraînera un effet domino immédiat, paralysant le système national de gestion des déchets. Selon l'Association, en effet, les chantiers des centres de stockage et de sélection sont déjà surchargés et aux limites d'autorisation requises.

Si nous, les recycleurs, arrêtons complètement de traiter les lots, le système de tri tombera en panne d’ici quelques semaines. À ce moment-là, il n’y aura plus d’espace pour jeter le plastique collecté séparément par les citoyens, explique Régis.

Déjà ces derniers mois, Assorimap avait présenté des données incontestables sur l'effondrement du secteur : les bénéfices d'exploitation se sont effondrés de 87% à partir de 2021, passant de 150 millions d'euros à seulement 7 millions en 2023, avec une projection vers zéro pour 2025.

Le chiffre d'affaires des entreprises a perdu 30% depuis 2022. Une crise partagée par l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement, prise entre les coûts de l'énergie – les plus élevés d'Europe – et la concurrence insoutenable des importations extra-UE de plastique vierge et recyclé à des prix défiant toute concurrence.

Les solutions proposées par Assorimap à Mase et toujours sur la table pour surmonter la crise, partent de la demande d'avancer le contenu obligatoire de plastique recyclé dans les emballages jusqu'en 2027 et vont de la reconnaissance des crédits carbone pour ceux qui produisent des matières premières secondaires jusqu'à l'extension des certificats blancs, en passant par des contrôles plus stricts sur la traçabilité des importations jusqu'à des sanctions efficaces.

Sauver la chaîne d'approvisionnement du recyclage mécanique du Made in Italy est essentiel pour la transition écologique et l'autonomie stratégique du pays – conclut Regis – Mais il faut des faits, et il faut les faire immédiatement, car nous ne pouvons pas assumer le fardeau de la gestion des déchets plastiques de tout un pays.

Source : Assorimap

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