Pamplona

San Fermin, la première (folle) course de taureaux à Pampelune se termine avec 5 blessés : assez de cette barbarie !

San Fermin 2026 : la première course de taureaux commence à Pampelune au milieu de rivières d'alcool, de chaleur record et de cinq blessés. Une tradition anachronique qui doit être stoppée immédiatement

Le scénario estival de Navarre se répète inchangé et ponctuel à Pampelune, où l'ouverture officielle des fêtes de San Fermin a donné le coup d'envoi du premier des neuf encierros – les folles courses de taureaux – programmés dans le calendrier de la ville. Sous un soleil implacable, à peine atténué par les traditionnelles robes blanches et mouchoirs rouges autour du cou des participants, des centaines de coureurs ont afflué le long des 850 mètres de ruelles pavées du centre historique.

Le premier budget est déjà lourd

Le bilan de la première journée est sans appel : cinq personnes ont été blessées dans la foule près des animaux. Selon les données officielles publiées par Fernando Dominguez, conseiller régional pour la santé, trois des blessés ont dû être immédiatement hospitalisés en raison d'un traumatisme crânien et de blessures profondes aux membres. Les six bovins de combat, issus du célèbre troupeau Fuente Ymbro, se sont lancés de manière compacte et rapide à travers la foule, sauvant miraculeusement les personnes présentes de blessures vives, mais soulevant l'habituelle vague de panique et de chutes collectives désastreuses.

Pour endiguer les risques d'un événement intrinsèquement dangereux, la Commune a dû déployer une véritable machine de guerre médicale : 17 postes de secours et 16 ambulances réparties le long du parcours, prêtes à intervenir sur les quelque 12 500 touristes arrivés sur place. Un énorme déploiement de forces publiques, rendu encore plus critique par l'apparition d'une alerte météorologique de niveau orange pour la chaleur, qui a incité les autorités locales à lancer des appels pour éviter l'exposition au soleil et l'abus d'alcool.

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Une barbarie anachronique présentée comme une identité culturelle

Derrière les flux touristiques et l’adrénaline des vidéos virales se cache cependant une réalité spéculative que la sensibilité contemporaine ne peut plus tolérer : la corrida est une tradition obsolète et profondément violente, une relique médiévale qui cause des souffrances inutiles tant aux êtres humains qu’aux animaux.

Forcer le bétail à courir dans la terreur, à glisser sur l'asphalte de la ville au milieu des cris d'une foule agitée, représente une forme de cruauté gratuite et injustifiable déguisée en folklore. La dignité des animaux est piétinée pour le frisson momentané d'une masse de personnes inconscientes, prêtes à risquer leur propre vie et celle des autres au nom d'un rite de courage anachronique.

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Il est inacceptable qu’en 2026 une administration publique doive mobiliser des dizaines d’établissements de santé et de véhicules d’urgence pour gérer les conséquences directes d’un jeu à haut risque. La rhétorique du parti ne peut plus servir de couverture à une manifestation qui porte atteinte à la sécurité collective et promeut un modèle de divertissement basé sur le danger et la maltraitance. Ce spectacle brutal, qui remplit chaque année les salles des hôpitaux espagnols, doit cesser définitivement pour laisser place à des formes de tourisme éthiques, civiles et respectueuses de la vie sous toutes ses formes.

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