Sapin de Noël naturel ou artificiel, lequel a le moins d'impact carbone ?
Naturel ou artificiel ? Quiconque se soucie de l’environnement est enclin à se poser cette question chaque année lors de l’achat d’un sapin de Noël. Une nouvelle étude évalue l'empreinte carbone, qui mesure les émissions polluantes globales, des deux produits. Mais sommes-nous sûrs que le sapin de Noël est la chose la plus polluante des fêtes ?
Naturel ou pas, un sapin de Noël est partout et en tout lieu. Depuis pratiquement fin novembre, elle domine les foyers et les magasins, alimentant un marché (avec toutes les lumières et décorations associées) valant plusieurs millions d'euros. Une tradition qui ne risque pas de s'affaiblir mais qui a un impact d'une manière ou d'une autre, avec tout ce qui tourne autour des Saintes Fêtes.
Mais d’un point de vue environnemental, lequel des deux a la meilleure empreinte carbone ? On pourrait dire que l'artificiel a l'avantage de pouvoir être entretenu d'une année sur l'autre. Mais attention, il semble que ce soit souvent son seul argument en sa faveur. Pourquoi? Bon, tout d'abord, il est en plastique et très, très loin d'ici…
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Le comparatif est fait par le portail consommateur français Que Choisir.
Artificiel et naturel, qcombien de CO2 émettent les arbres de Noël
C'est la société de conseil québécoise spécialisée en développement durable, Ellipsos, qui a analysé en 2009 le cycle de vie d'un arbre naturel et d'un arbre artificiel, calculant les émissions de gaz à effet de serre qu'ils génèrent depuis leur culture jusqu'à la gestion de leur fin de vie. Ellipsos a émis l'hypothèse que le produit naturel était cultivé dans un rayon de 150 km de Montréal, où il avait été acheté. Résultat: 3,1 kg d'équivalent CO2 (éqCO2) par arbre, à racheter chaque année. Quant à l'artificiel, produit en Chine et transporté jusqu'à Montréal par bateau puis par train, on a calculé 48,3 kg d'équivalent CO22 par arbrequi peut cependant être conservé plusieurs années. En supposant que l'arbre ait été conservé pendant 6 ans, ils se sont estimés 8.1 kg d'éq. CO22/an pour l'artificiel.


Alors, comment pouvons-nous compenser cet impact plus important ?
Sans doute en préservant le plus longtemps possible le sapin artificiel : dans son guide pour organiser un Noël plus vert, l'Agence de la transition écologique (ADEME) n'interdit pas le sapin en plastique, seulement à condition qu'il soit conservé longtemps. pour compenser les impacts liés à sa fabrication et à son transport. Or, si les arbres artificiels sont entretenus 8 ans en moyenne, il faudrait au moins le double pour qu’ils deviennent avantageux par rapport à un arbre naturel en termes d’empreinte carbone.
Un avantage donc pour le sapin naturel qui avec ses 3,1 kg de CO 2 éq. « En moyenne, du semis à l'abattage, il faut 10 ans, dont généralement 5 à 6 ans en plein champ », explique Vincent Houis, ingénieur et conseiller technique de l'Association française des sapins naturels de Noël. Or, pour pousser, comme tout arbre, le sapin absorbe du CO2 – ingrédient fondamental de la photosynthèse – et le garde prisonnier même une fois coupé, à moins qu’il ne soit brûlé« .
Un sapin DIY ?
Un arbre artificiel peut être fabriqué à partir d’autres matériaux qui nécessitent moins d’émissions de carbone que le plastique. Rien ne vous empêche de créer votre propre sapin artificiel à partir de matériaux recyclés.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos donnent quelques idées et conseils. On peut les trouver fabriqués à partir de chutes de bois mais aussi de bouteilles, d'une échelle, d'une pile de livres… D'un point de vue environnemental, il n'y a rien de mieux !
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Ne vous cachez pas derrière l'arbre…
La question est bien plus complexe : si d'un côté il est louable d'essayer d'avoir le sapin de Noël avec la plus faible empreinte carbone possible, de l'autre rappelons qu'il ne représente qu'une petite partie des émissions de gaz à effet de serre générées par les fêtes de fin d'année. .
Dans un rapport publié en décembre 2022 par l'Ademe, le sapin est classé dans la catégorie décoration, qui à elle seule ne représente que 2% de l'empreinte carbone de ces partis.
D’où proviennent la plupart des émissions ? Eh bien, c'est facile à comprendre : 15 % de nourriture, 25 % de voyages et 57 % de (infâmes) cadeaux. C’est peut-être sur ces points qu’il faut agir en premier…
