Victoire! La crise climatique a désormais des coupables : la bataille du micro-État de Vanuatu ébranle le monde

Victoire! La crise climatique a désormais des coupables : la bataille du micro-État de Vanuatu ébranle le monde

La résolution approuvée par l'Assemblée générale fait du réchauffement climatique une question de responsabilité juridique. Les États-Unis, l’Arabie Saoudite et la Russie votent contre. Cette fois, l'Italie choisit oui

Un petit État du Pacifique a réalisé ce qui semblait impossible pendant des années : inscrire la crise climatique dans le droit international. Le 20 mai, l'Assemblée générale des Nations Unies a approuvé par 141 voix une résolution soutenue par Vanuatu qui renforce le principe selon lequel les gouvernements peuvent être tenus responsables de leurs responsabilités en matière de changement climatique.

Les États-Unis, l’Arabie Saoudite, la Russie et d’autres grands producteurs de pétrole ont voté contre. L'Italie a plutôt choisi de soutenir le texte. La résolution découle de l'avis historique rendu en 2025 par la Cour internationale de Justice de La Haye, selon lequel les États ont le devoir de protéger le climat et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Une mesure qui, bien que non contraignante, pourrait avoir des conséquences importantes dans les futurs procès climatiques contre les gouvernements et les industries fossiles.

Le climat entre dans la sphère des responsabilités

La nouveauté ne réside pas seulement dans le vote de l’ONU, mais dans le changement d’approche que ce document tente de consolider. Pendant des années, le climat est resté avant tout une question de négociations politiques, d’objectifs volontaires et de conférences internationales souvent conclues par des compromis à la baisse. L’avis de la Cour de La Haye déplace au contraire le terrain du débat : la protection du climat est ramenée aux obligations déjà prévues par le droit international.

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Selon la Cour, les Etats ne peuvent se limiter à des déclarations générales ou à des promesses futures. Le fait de ne pas contenir les émissions et l’absence de mesures adéquates peuvent constituer une véritable violation de la loi. C’est le point qui inquiète le plus les grandes économies fossiles, car il ouvre la voie à de nouveaux conflits climatiques devant les tribunaux nationaux et internationaux.

Ce n’est pas un hasard si Washington a mené le front du non, aux côtés de l’Arabie saoudite, de la Russie, de l’Iran et d’autres pays producteurs de pétrole. L’administration Trump aurait également exercé des pressions diplomatiques pour assouplir le texte, que les représentants américains ont qualifié de menace pour l’industrie américaine.

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La leçon politique du Vanuatu

Un pays insulaire parmi les plus vulnérables au réchauffement climatique a mis les grandes puissances en difficulté. Vanuatu est confronté depuis des années à des cyclones de plus en plus violents, à l’érosion côtière et à l’élévation du niveau de la mer. « Les dégâts sont réels et sont déjà présents le long de toutes nos îles et côtes », a rappelé à l'ONU l'ambassadeur du Vanuatu, Odo Tevi, ramenant le débat à la dimension concrète de la crise climatique.

Derrière cette bataille diplomatique se cache aussi le travail d’un groupe d’étudiants en droit du Pacifique, réunis au sein du mouvement des étudiants des îles du Pacifique luttant contre le changement climatique. Ce sont eux qui ont poussé à demander l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice, transformant une demande née dans les universités en un problème mondial.

L'Italie est oui

Le vote italien mérite également attention. Rome faisait partie des pays qui ont soutenu la demande d’avis de la Cour de La Haye en 2023. Un retour en arrière aurait créé une contradiction politique difficile à expliquer. Mais il y a aussi un autre élément. Après la réforme de l'article 9 de la Constitution, qui protège l'environnement et les écosystèmes « dans l'intérêt des générations futures », la reconnaissance des obligations climatiques comme principes du droit international pourrait avoir un poids croissant également au sein du système juridique italien.

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Lors du débat aux Nations Unies, le représentant permanent adjoint de l'Italie, Gianluca Greco, a réitéré son soutien « au travail de la Cour internationale de Justice » et à la nécessité de faire face à une crise qui touche particulièrement les populations les plus vulnérables.

La question des énergies fossiles

La résolution approuvée par l’Assemblée générale renforce un principe qui deviendra de plus en plus important : ceux qui contribuent à la crise climatique pourraient être tenus pour responsables. Pour cette raison, le vote du 20 mai risque d’avoir des effets qui dépassent le langage diplomatique des Nations Unies. Les organisations environnementales y voient un précédent important pour de futures poursuites contre les gouvernements et les sociétés énergétiques. Greenpeace International a parlé ouvertement d’une démarche qui transforme l’inaction climatique d’un problème moral en une possible violation de la loi.

Il s’agit d’une affirmation forte du droit international, de la justice climatique, de la science et de la responsabilité des États de protéger les populations contre l’aggravation de la crise climatique, a déclaré le Secrétaire général António Guterres.

Bien entendu, la question décisive reste ouverte : qui financera la transition énergétique et les dégâts climatiques déjà en cours. Les pays les plus vulnérables demandent depuis des années que le coût de la crise ne retombe pas sur ceux qui ont le moins contribué aux émissions mondiales. Et c’est aussi autour de ce conflit que se joueront les prochaines batailles diplomatiques sur le climat.

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