Y a-t-il des requins dans nos mers? Nous vous disons où (et pourquoi vous n'avez pas à avoir peur)
Dans les mers italiennes, vivent 48 espèces de requins, avec des observations croissantes le long des côtes. Les épisodes récents de Metaponto, Anzio et d'autres endroits ont ravivé l'attention à ces prédateurs. Malgré la présence significative, les attaques restent très rares: seulement 40 cas depuis 1900, le dernier mortel en 1989. Sicile, Calabre et Sardaigne les zones avec de plus grandes observations.
Les eaux de la Méditerranée cachent une présence qui a toujours fasciné et effrayé: celle des requins. Dans les mers italiennes, 48 espèces différentes de ces prédateurs ont été cataloguées, un nombre qui pourrait surprendre de nombreux nageurs habitués à considérer notre mer comme relativement sûr. La réalité est plus complexe et ces dernières années, les observations se sont multipliées, se rapprochant de plus en plus des côtes fréquentées par les touristes.
Les espèces présentes dans nos mers
La biodiversité des requins en Méditerranée est remarquable, même si la plupart des espèces ne représentent aucun danger pour l'homme. Une quinzaine seulement pouvait théoriquement attaquer un être humain, mais même dans ces cas, l'événement reste exceptionnel. La raison est simple: nous ne faisons pas partie de leur alimentation naturelle.
Le Verdesca, également connu sous le nom de requin bleu pour sa coloration caractéristique, domine les statistiques des observations. Cette espèce, bien que non agressive, est paradoxalement à risque d'extinction en Méditerranée précisément en raison de captures accidentelles. Le requin renard, reconnaissable pour sa nageoire caudale allongée qui rappelle un fouet, maintient les distances de l'homme et s'approche rarement des côtes.
Parmi les espèces considérées comme potentiellement dangereuses, le requin Mako se démarque, célèbre pour être l'un des poissons les plus rapides du monde. Plus rare mais beaucoup plus redouté est le requin blanc, le protagoniste des cauchemars collectifs alimentés par le cinéma qui reste cependant une présence sporadique dans nos eaux.
Observations récentes
Les premiers mois de 2025 ont enregistré plusieurs épisodes qui ont attiré l'attention des médias. Le 1er mai, un groupe de touristes a filmé un requin au large de Metaponto, à Basilicata, créant un certain ferment parmi les baigneurs de la région. Quelques jours plus tard, une autre observation a été signalée au Lazio, précisément entre Lavinio et Lido Dei Pini, dans la municipalité d'Anzio.
Ces épisodes font partie d'une tendance qui se passe depuis un certain temps. En juin 2023, la Sardaigne a enregistré la présence d'une verde d'environ deux mètres sur la plage de Cann'e Sisa, près de Torre delle Stelle. Au cours de la même période, la Calabre a vu un requin de la même espèce jupe les quais du port de diamant.
L'épisode du 1er mai 2023 à Lido di Classe, près de Ravenna, où une femme enceinte de Verdesca a été retrouvée presque coupée alors qu'elle commençait à donner naissance à ses chiots. Cet événement a fourni aux experts des informations importantes sur le comportement reproducteur de l'espèce.
Quels sont les domaines les plus à risque
La distribution des observations n'est pas accidentelle et suit une dynamique précise de la mer. La Sicile, en particulier le canal de Sicile, représente la zone avec la plus grande concentration de requins, en particulier les blancs qui préfèrent les eaux profondes riches en proie. Les chercheurs croient que cette région fonctionne comme une pépinière naturelle, un domaine idéal pour la reproduction et la croissance des jeunes spécimens.
La Calabre et la Sardaigne suivent les statistiques, mais aussi la Toscane, les Pouilles, la Campanie et Marche ont enregistré des observations importantes ces dernières années. La mer Adriatique héberge fréquemment des requins baleines, gentils géants qui, malgré leurs 12 mètres de longueur, se nourrissent exclusivement par Placton.
La Ligurie n'est pas à l'abri du phénomène, avec plusieurs observations documentées en particulier dans les eaux les plus profondes au large des côtes. Même le Lazio, comme l'a démontré les récents épisodes d'Anzio, fait partie des domaines où la présence de requins est devenue plus fréquente.
Parce qu'ils s'approchent des côtes
Le comportement des requins qui se dirige vers Riva présente des explications précises liées à leurs cycles biologiques. Les eaux côtières, plus chaudes et moins profondes, offrent des conditions idéales pour la naissance et la croissance des chiots. La plus grande disponibilité des proies, des sardines aux petits poissons pélagiques, représente un autre facteur d'attraction.
Les changements dans les courants marins et la variation des températures peuvent également pousser ces prédateurs à modifier leurs voies habituelles, les amenant dans les zones normalement peu fréquentées. L'augmentation du trafic maritime et des activités de pêche peut enfin modifier les comportements naturels, provoquant des mouvements inattendus.
Y a-t-il un risque d'attaques?
Malgré la présence croissante de requins dans les eaux italiennes, le risque pour les baigneurs reste statistiquement hors de propos. De 1900 à aujourd'hui, 40 attaques ont été enregistrées, dont moins de dix mortels. La dernière attaque mortelle remonte au 2 février 1989, dans le golfe de Baratti, près de Piombino, un requin blanc a tué un plongeur sous les yeux de son fils et d'un ami. Le corps de la victime n'a jamais été récupéré.
Cet épisode, qui a eu lieu il y a 36 ans, représente une anomalie statistique étant donné que les requins blancs préfèrent généralement les eaux siciliennes plutôt que les eaux toscanes. La rareté des attaques s'explique par le fait que les humains ne tombent pas dans le régime naturel de ces prédateurs, qui attaquent souvent par erreur en échangeant l'homme contre leur proie habituelle.
La cohabitation est possible
La présence croissante de requins dans les mers italiens ne doit pas se transformer en alarmisme injustifié. Ces animaux jouent un rôle fondamental dans l'équilibre des écosystèmes marins et leur présence indique souvent la bonne santé des eaux. La clé réside dans les informations correctes et en conformité aux normes de sécurité maritime.
Les Bagnants peuvent continuer à profiter des vacances à la plage tout en maintenant certaines précautions de base: éviter de nager au coucher du soleil ou à l'aube lorsque de nombreuses espèces sont plus actives, n'entrez pas dans l'eau avec des blessures saignantes et faites attention aux avis des autorités locales. La cohabitation avec ces anciens habitants de la mer est possible, à condition qu'elle soit basée sur la connaissance et le respect mutuel.
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