Course contre la montre pour empêcher le pétrole de s'échapper d'un pétrolier en feu dans la mer Rouge
Le remorquage d'un pétrolier abandonné (avec ses 150 000 tonnes de pétrole brut), après avoir été touché par les rebelles yéménites Houthis en août (et qui menace effectivement de catastrophe environnementale), est remorqué très lentement.
L'opération complexe de sauvetage du MV Sounion, un pétrolier transportant environ un million de barils de pétrole brut, a été attaqué en août par les rebelles yéménites Houthis et abandonné au large des côtes du Yémen.
Le remorquage a commencé samedi dernier et, heureusement, affirme le ministère grec de la Défense, s'il se brise ou explose, le Sounion pourrait encore provoquer un catastrophe environnementale en mer Rouge. Nous sommes donc dans une course contre la montre.
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Le remorqueur Aigaion Pelagos a commencé progressivement à remorquer le pétrolier vers le nord, escorté par des navires de guerre, a indiqué l'AFP, précisant que les radars des navires avaient été désactivés pour des raisons de sécurité.
La Sounion, qui transporte 150 mille tonnes de pétrole bruta pris feu et a perdu sa force motrice après avoir été attaqué le 21 août. Ses 25 membres d'équipage sont évacués le lendemain par une frégate française de la mission Aspides. Quelques jours plus tard, les rebelles ont fait exploser des charges sur le pont du navire, déclenchant de nouveaux incendies désastreux.
Les Houthis, qui contrôlent de vastes pans du Yémen, ciblent depuis des mois des navires qu'ils pensent liés à Israël, aux États-Unis ou au Royaume-Uni, affirmant qu'ils agissent en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza. Leurs attaques ont perturbé le trafic dans cette zone maritime essentielle au commerce mondial, poussant les États-Unis à constituer une coalition maritime internationale et à frapper des cibles rebelles au Yémen, parfois avec l'aide du Royaume-Uni.
Le Sounion n'est pas et n'a pas été le seul navire à représenter un risque environnemental sérieux, déjà en février un autre a provoqué le naufrage du Rubymar avec des engrais à bord.
