Orso polare cucciolo non suo

Au pôle Nord, une maman ourse adopte un ourson qui n'est pas le sien : les images de cet événement rarissime font chaud au cœur

Au Canada, une ourse polaire adopte un ourson qui n'est pas le sien : seulement 13 cas enregistrés en 45 ans. Un comportement rare qui augmente considérablement les chances de survie

Lors de la migration annuelle des ours polaires le long de l'ouest de la baie d'Hudson, au Manitoba, au Canada, des chercheurs ont observé un comportement inhabituel et extraordinaire : une mère ourse a adopté un ourson qui n'était pas le sien. Ce phénomène est extrêmement rare : ces 45 dernières années, parmi environ 4 600 ours polaires observés, seuls 13 cas d'adoption ont été recensés.

L'événement a été documenté grâce à des photographies et des vidéos montrant la mère avec deux chiots à ses côtés, dont l'un portait une étiquette d'identification et l'autre . La mère ourse, connue sous le code X33991, a été observée au printemps avec un seul ourson, régulièrement marqué pour la recherche scientifique.

À l’automne, lorsque les chercheurs l’ont revue, elle avait à côté d’elle un deuxième chiot non étiqueté, confirmant le phénomène d’adoption. Des échantillons génétiques ont été prélevés sur le chiot adopté pour identifier la mère biologique et mieux comprendre la dynamique de ce comportement rare.

Le rôle de la mère dans la survie des petits

La présence d'une mère augmente considérablement les chances de survie d'un ourson polaire, qui sans elle risquerait de ne pas dépasser 50 % des chances d'atteindre l'âge adulte. Selon le Dr Evan Richardson, expert en ours polaires à Environnement et Changement climatique Canada, les mères sont tellement chargées d'instinct maternel qu'elles ne laisseront pas un ourson seul derrière elles, même s'il ne leur appartient pas biologiquement. Lors de certaines adoptions passées, les oursons adoptés n'étaient pas orphelins, ce qui suggère des cas d'échange de portées entre femelles.

Les experts soulignent que ces épisodes mettent en lumière non seulement le côté maternel des ours polaires, mais aussi un comportement social étonnamment altruiste, surtout dans un environnement hostile comme l'Arctique. Alysa McCall de Polar Bears International a commenté que, bien qu'inhabituel, ce geste démontre comment les ours peuvent aider les oursons solitaires, améliorant ainsi leurs chances de survie. Les chiots observés seront probablement avec leur mère jusqu'à l'âge de 2 ans et demi, date à laquelle ils commenceront leur autonomie.

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