Le procès de l'assassin d'Amarena a commencé (et déjà reporté), mais l'ours symbole des Abruzzes doit obtenir justice

Le procès pour le meurtre de l'ours Amarena s'arrête à nouveau : audience annulée (et il va falloir repartir de zéro)

La première audience de l'ours Amarena a été reportée : des vices de procédure nous obligent à repartir de zéro et l'accusé reste libre

La première audience du procès pour l'assassinat de l'ours Amarena, symbole du parc national des Abruzzes, du Latium et du Molise, s'est terminée par un report pour nullité de procédure. La juge Francesca D'Orazio a constaté un vice de forme dans la convocation établie par le parquet, ce qui a nécessité le renouvellement des documents. Il faudra donc recommencer le processus depuis le début, avec une nouvelle notification et une nouvelle date d'audience.

L'accusé Andrea Leombruni, qui s'était dénoncé pour avoir tué l'ours de manière cruelle et inutile, restera libre jusqu'à la reprise du procès. Cette situation a suscité déception et indignation parmi les associations écologistes qui se sont constituées partie civile, prêtes à suivre toutes les étapes du processus.

Les réactions des associations

Une cinquantaine d'organismes et d'associations environnementales, ainsi que la Région des Abruzzes, se sont constitués partie civile dans la procédure. Il s'agit notamment du PNALM, de la municipalité de Villalago, du WWF Italie, de l'ENPA, de l'OIPA et de Salviamo l'Orso. Tout le monde suit de près l'affaire, soulignant la gravité de la mise à mort d'une femelle reproductrice appartenant à une sous-espèce en danger critique d'extinction, dont il ne reste qu'une soixantaine de spécimens.

Dans une note, LAV a qualifié le report de «nouvel arrêt brusque« imputable à une deuxième erreur de procédure du parquet. »Depuis une fois cela fait, recommençons depuis le début, mais LAV est prêt à se reconstituer en partie civile, pour que celui qui a tué Amarena ne continue pas à gagner du temps et de la liberté » a déclaré Carlo Cimellaro, du bureau juridique de l'association. L'ENPA a également réitéré son engagement à suivre le processus, rappelant que la perte d'Amarena représente un coup très dur pour la survie de l'espèce.

La justice est nécessaire pour Amarena

Amarena a été tuée dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2023 à San Benedetto dei Marsi, alors qu'elle se trouvait avec ses deux chiots orphelins. L'épisode a profondément choqué le monde environnementaliste et local, devenant un symbole de la nécessité de protéger la faune sauvage et de respecter les réglementations protégeant les espèces protégées.

Le nouveau report du procès, bien que fondé sur des questions formelles, attire l'attention sur la lenteur de la justice dans les affaires délicates et sur la nécessité de garantir que ceux qui commettent des crimes contre la faune ne restent pas impunis. La justice est nécessaire pour Amarena, ses petits et pour la protection de l'ours marsicain.

Source : ENPA

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