10 Erreurs les plus courantes de la collection distincte que tout le monde commette (et qu'à partir d'aujourd'hui vous ne le ferez plus jamais)

Bologne fait partie des 20 villes « Zéro Déchet » des Nations Unies (et je vais vous expliquer comment elle a fait)

Bologne entre dans le top 20 des villes zéro déchet de l'ONU grâce à la collecte sélective des déchets, aux poubelles intelligentes, à la réduction des déchets à usage unique et aux politiques d'économie circulaire

Bologne entre dans le petit groupe des vingt premières villes du monde en matière d'économie circulaire et de gestion des déchets. La reconnaissance vient du Comité consultatif des Nations Unies sur le zéro déchet, qui a sélectionné la capitale de l'Émilie-Romagne comme exemple de bonnes pratiques urbaines. Les villes choisies seront officiellement présentées le 30 mars, à l'occasion de la Journée internationale du zéro déchet, lors d'événements à Nairobi et à New York.

Ce que signifie être une ville « zéro déchet »

Le concept de Ville Zéro Déchet n’implique pas l’absence totale de déchets, mais une stratégie visant à minimiser ce qui finit dans les décharges ou les incinérateurs. L’objectif est d’augmenter ce qu’on appelle le taux de détournement, c’est-à-dire la part des déchets valorisés via le recyclage et le compostage. Pour y parvenir, des politiques concrètes sont nécessaires : tri des déchets à la source, systèmes porte-à-porte, réduction des emballages à usage unique et programmes éducatifs destinés aux citoyens.

Les chiffres qui ont convaincu l'ONU

L'une des principales raisons du choix de Bologne est liée aux résultats obtenus. En 2024, la collecte sélective des déchets dans la métropole a atteint 75,1 %, un chiffre en forte croissance par rapport aux années précédentes. En seulement trois ans, le taux est passé de 63,2 % à plus de 72 %, avec des flux importants de matières organiques, papiers et cartons, multimatériaux et plastiques envoyés en valorisation.

Poubelles intelligentes et tarif ponctuel

L’utilisation généralisée des poubelles intelligentes a également fait la différence. Ces appareils sont capables de signaler quand ils sont pleins ou en panne, mais surtout d'enregistrer avec précision les apports. Chaque poubelle est associée à des utilisateurs, permettant d'appliquer le principe du « Pay as you throw away » : plus il y a de déchets non triés produits, plus le Tari sera élevé. Un système qui encourage les comportements vertueux sans recourir à des sanctions généralisées.

Réduction des déchets jetables et initiatives publiques

La stratégie bolognaise ne se limite pas à la collecte. La ville s'est également concentrée sur la réduction des déchets à usage unique, en introduisant des règles pour les événements publics et en promouvant des projets de réutilisation. Lors d'événements à grande échelle, comme le marathon de Bologne, des taux de détournement allant jusqu'à 95 % ont été atteints, démontrant que même des événements complexes peuvent être gérés de manière circulaire.

Un modèle inséré dans un réseau plus large

Bologne n'est pas un cas isolé. L'Italie abrite le plus grand réseau mondial de municipalités zéro déchet, avec 340 administrations impliquées, pour la plupart moins de 100 000 habitants. L'une des premières entités européennes certifiées a été Capannori, dans la province de Lucques, avec 46 000 habitants, confirmant que les bonnes pratiques fonctionnent également en dehors des grands centres urbains.

Vers la neutralité climatique

La reconnaissance de l'ONU fait partie du projet Bologna Missione Clima, avec lequel la ville rejoint la mission européenne des 100 villes climatiquement neutres d'ici 2030. La gestion des déchets devient ainsi un élément central d'une stratégie de décarbonation plus large, basée sur la technologie, la participation citoyenne et des politiques environnementales mesurables.

Source : Municipalité de Bologne / ONU-Habitat

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