Pinguino compleanno

Le manchot de Humboldt le plus ancien au monde fête ses 38 ans avec une galette de sardines (mais loin de son habitat)

Au Paradise Park Wildlife Sanctuary, nous célébrons l'anniversaire de Spneb, un manchot de Humboldt record de 38 ans. Une existence très longue pour son espèce mais malheureusement passée en captivité

Au Paradise Park Wildlife Sanctuary, en Cornouailles, un anniversaire inhabituel a été célébré : Spneb, le manchot de Humboldt, a atteint l'âge de 38 ans, un âge considéré comme exceptionnel pour l'espèce. Selon les archives des zoos internationaux, il s'agit désormais du plus ancien spécimen connu en captivité au monde parmi les manchots de Humboldt. Pour l'occasion, les gardiens ont préparé un gâteau glacé décoré de sardines de Cornouailles et de sprats, ses plats préférés, transformant l'anniversaire en un petit événement public qui n'a pas grand-chose à voir avec un animal qui devrait être libre de nager dans la glace. Autour d'elle, d'autres manchots de la colonie et des visiteurs ont été témoins de ce moment immortalisé par les médias locaux.

Une vie marquée par la survie et les soins

L'histoire de Spneb n'est pas seulement un record personnel, mais aussi une histoire de résilience. En fait, son nom vient des médicaments qui lui ont sauvé la vie après une grave aspergillose en 2007. Après quatre mois de soins intensifs, elle a réussi à se rétablir complètement, devenant ainsi l'un des exemples de guérison les plus connus parmi les animaux marins en captivité. Aujourd'hui, elle vit avec son partenaire Prince, de près de vingt ans son cadet, avec qui elle partage la vie dans l'enceinte de l'établissement. Les gardiens disent que, malgré son âge, Spneb conserve des habitudes vives : elle observe l'environnement depuis le nid et fait toujours preuve de curiosité envers son environnement.

La face cachée de la fête : ce que signifie vivre si longtemps en captivité

Mais derrière les célébrations, une réflexion inévitable émerge également. Les manchots de Humboldt sont une espèce vulnérable à l’état sauvage, menacée par la pollution, la pêche intensive et le changement climatique le long des côtes d’Amérique du Sud. Dans ce contexte, la vie en captivité offre protection et soins, mais soulève de profondes questions sur le prix d’une telle longévité extrême. Le Spneb a passé toute son existence dans un environnement contrôlé, loin des océans, de son habitat et des comportements naturels de l'espèce. Sa longue vie est une réussite vétérinaire et scientifique, mais aussi le résultat d'une existence totalement dépendante de l'intervention humaine qui nous invite à nous interroger sur ce que signifie réellement « sauver » un animal.

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