siccità po luglio 2026

Le Pô asséché se transforme en étendue d'algues (et le Piémont sans eau demande de l'aide) : je vais vous montrer l'agonie du grand fleuve

En aval, le débit du Pô s'effondre de 75%, la Région négocie avec la Vallée d'Aoste et le Canton du Tessin l'eau pour l'agriculture. Nous avons vu de nos propres yeux l'agonie du grand fleuve : nous vous dirons ce qui se passe

Le Piémont est confronté à une crise de l'eau qui s'aggrave de semaine en semaine. À Isola Sant'Antonio, la section de surveillance historique du Pô, le débit moyen s'est arrêté à 62 mètres cubes par seconde : un déficit de 75 % par rapport aux valeurs historiques. Un chiffre qui illustre la gravité de la situation, aggravée par un été qui a jusqu'ici inversé les conditions d'un printemps pluvieux.

Ce que vous voyez le long du fleuve, à Turin

Le déclin ne concerne pas seulement les chiffres d’Arpa. Sur le Pô, avec la colline de Turin et l'église Monte dei Cappuccini en arrière-plan, le fleuve a laissé à découvert une longue partie du lit : des îlots, couverts d'herbe et d'algues, émergent des eaux peu profondes sur des dizaines de mètres vers le centre du lit du fleuve. Deux personnes assises sur la rive observent ce qui reste du fleuve : un contraste saisissant avec l'image habituelle de Turin sur le Pô, qui en dit plus que n'importe quelle statistique sur l'ampleur de la crise en cours.

Chiffres de sécheresse

Selon le rapport de l'Arpa présenté à la Table régionale pour l'urgence hydrique, les précipitations de juin dans le bassin du Pô se sont arrêtées à 62 millimètres, soit 36 ​​% de moins que la moyenne de 1991-2020. Les ressources en eaux de surface sont réduites de 37 %, tandis que dans la première décade de juillet, la plupart des sections hydrométriques enregistrent des déficits de plus de 40 %. Le facteur thermique joue également un rôle : l'anomalie régionale du mois de juin, +3,5°C au-dessus de la moyenne, place le mois parmi les plus chauds jamais enregistrés, proche des records de 2003. La canicule de fin mai a également accéléré l'évapotranspiration, aggravant le stress hydrique des sols et de la végétation.

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Ordonnances municipales et demande d'aide

Plus d'une centaine de communes piémontaises ont déjà adopté des ordonnances pour limiter l'utilisation de l'eau pour les jardins, les piscines et le lavage des voitures : 71 dans la région d'Alexandrie, entre Ovada et la vallée de Bormida, d'autres dans la région de Turin et de Cuneo. Dans plusieurs hameaux de montagne, nous travaillons déjà avec des camions-citernes. Le gouverneur Alberto Cirio a annoncé l'ouverture d'une discussion avec la Vallée d'Aoste et le canton du Tessin pour obtenir un plus grand approvisionnement en eau à usage agricole, se déclarant prêt à demander l'état d'urgence si les conditions météorologiques ne s'améliorent pas.

Vers l'état d'urgence

La demande de déclarer formellement l'état d'urgence vient avec force de Coldiretti, qui a exhorté la Région à activer les procédures requises par la législation en vigueur, y compris l'exception au débit minimum vital et au débit écologique des cours d'eau. La reconnaissance de l'état d'urgence pour le secteur agricole, selon l'organisation, trouve déjà le consensus de nombreux maires locaux et ouvrirait la voie à des mesures extraordinaires de soutien aux entreprises agricoles touchées. Au niveau de l'eau potable, précise la Région, il n'y a pas encore d'urgence à part entière, mais la surveillance reste constante : si les conditions météorologiques ne s'améliorent pas, l'activation formelle de l'état d'urgence sera demandée en coordination avec les autres Régions connaissant la même criticité, pour garantir les rafraîchissements nécessaires.

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Coldiretti : « Des dégâts comme en 2022 »

L’inquiétude grandit sur le front agricole. Le président de Coldiretti Torino, Bruno Mecca Cici, fait état de situations critiques sur les rivières Pellice, Chisone-Lemina, Stura di Lanzo, Orco et Sangone, l'eau dans certaines zones ayant déjà cessé d'atteindre les champs. Les semis, rappelle l'organisation, ont déjà coûté aux agriculteurs turinois plus de 46 millions d'euros, avec des augmentations de 30% sur les engrais et de 60% sur le diesel. Parmi les demandes formulées depuis un certain temps, un projet de petits réservoirs favorisant l'accumulation saisonnière de l'eau, ainsi que des interventions structurelles sur le réseau de canaux, souvent endommagés par des événements catastrophiques et nécessitant une modernisation.

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