Marineland

Au parc Marineland, on assiste à un boom des intrusions illégales pour toucher des orques et des dauphins : un cauchemar sans fin pour une poignée de likes

Pas de paix pour les animaux restés prisonniers dans le parc aquatique d'Antibes. A Marineland, les intrusions illégales de jeunes entrant dans le parc pour se filmer en train de toucher des orques et des dauphins se multiplient.

Bien que le Marineland d'Antibes soit fermé au public depuis janvier 2025, le site est devenu le théâtre d'intrusions illégales continues. Des groupes de jeunes, notamment d’adolescents, entrent clandestinement pour enregistrer des vidéos à publier sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok. Dans ces clips, on voit des gens s'approcher dangereusement des bassins et tenter de toucher les orques et les dauphins, quels que soient les risques. Le parc a connu plusieurs incursions au cours du seul mois dernier, avec des incidents aussi bien de jour qu'en pleine nuit.

Un danger mortel pour ceux qui entrent

La direction du parc et les porte-parole de l'établissement soulignent que ces comportements représentent un danger pour la vie. Les épaulards, bien qu'habitués à la présence humaine depuis des années, restent de puissants prédateurs et peuvent retenir une personne sous l'eau, même juste « pour le plaisir ». Il en va de même pour les dauphins, des animaux très forts qui peuvent saisir un bras et entraîner quelqu'un vers le fond. Une chute accidentelle dans la piscine pourrait se transformer en drame en quelques instants, surtout la nuit, lorsque la visibilité est minime.

Des risques sérieux également pour les animaux

Le problème concerne aussi le bien-être des cétacés restés dans le parc : 2 orques et 12 dauphins, toujours en attente de transfert. Les intrus risquent de faire tomber dans le bassin des objets dangereux que les animaux pourraient ingérer. Marineland rappelle qu'une orque du parc était déjà morte après avoir avalé un fragment de métal, un incident qui montre à quel point ces situations sont critiques. L’utilisation de plus en plus fréquente de drones représente également un risque supplémentaire en cas de chute.

Déjà huit arrestations

La police d'Antibes confirme la multiplication des incidents et l'extrême dangerosité de tels actes. Au moins huit personnes ont été arrêtées depuis l'automne, avec de nouveaux rapports presque chaque semaine. Les sanctions en cas d'atteinte à la propriété privée peuvent aller jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende.

Cette situation démontre l’urgence de trouver une solution rapide à la relocalisation des orques et des dauphins. Chaque nouvelle intrusion augmente le risque d'une tragédie imminente, obligeant à agir sans plus tarder pour éviter de nouvelles souffrances aux pauvres cétacés déjà victimes d'années de captivité.

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