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Décret sur l'élimination des produits biologiques : pourquoi les corrections apportées par le ministère à la loi sur la contamination ne suffisent pas à sauver les produits biologiques italiens

Des changements substantiels au décret sur le bio-killing ? Pas exactement. Lollobrigida confirme en substance les mesures qui augmentent les limites tolérées de contamination par pesticides pour les produits biologiques

Un décret qui pourrait rendre les choses très compliquées pour le secteur biologique italien et qui ne change rien. Ces derniers jours, le ministère de l'Agriculture a tenu une réunion avec les associations professionnelles de l'agriculture biologique pour discuter du contenu de ce qui a été surnommé, ce n'est pas par hasard, « Décret de bio-kill« , c'est-à-dire ce décret « contamination » des produits biologiques qui suscite tant de discussions.

Suite à la plainte du WWF et du Salvagente, en effet, quelque chose a été révisé dans le texte, mais selon les associations, ce n'est pas suffisant.

Nous en avons parlé ici : « Décret d'abattage biologique » : ce que prévoit la loi en cas de contamination qui serait mortelle pour les produits biologiques italiens

Selon les rumeurs divulguées – dit le WWF – au cours de la réunion, quelques corrections ont été apportées au texte de l'art. 3 du décret qui prévoyait le blocage de la commercialisation du produit biologique en cas de contamination égale ou inférieure à la limite de 0,01 mg/kg.

Quel est le problème avec le décret « contamination »

Dans le projet d'Arrêté Ministériel le problème posé par les Associations est celui relatif à article 3 Et 5qui concernent la présence de substances phytosanitaires non autorisées dans les produits d'origine biologique.

  • d'une part lel'article 3 bloque et sanctionne les aliments biologiques en cas de présence accidentelle d'un pesticide en concentration inférieure au zéro technique, soit 0,01 mg/kg
  • de l'autre, leL'article 5 accorde une tolérance aux producteurs sur la présence accidentelle de pesticides en plus grande quantité (c'est-à-dire supérieur à 0,01 mg/kg). Parmi ces substances figurent : le boscalid, le spinosad (considéré parmi les responsables de la mort des abeilles) et le glyphosate, qui serait tolérée jusqu'à 20 fois la limite autorisée dans certaines cultures

Les modifications de l'article 3

Les petits changements viseraient à éliminer la compromission de l'intégrité du produit biologique due à la présence de traces de plus d'une substance chimique interdite, afin de surmonter le problème des mélanges commerciaux de produits phytopharmaceutiques. La règle qui prévoyait la garantie de l'exploitant d'exclure la répétition d'un événement provoquant une contamination échappant à son contrôle aurait été supprimée (point b, paragraphe 6, art. 3).

Une banalité car force est de constater que l'agriculteur n'aurait jamais pu apporter une telle garantie indépendamment de sa volonté ; « formellement » aurait été éliminé comme critère de reconnaissance des faux positifs, étant donné qu'il n'existe pas de liste formelle de faux positifs (point b, paragraphe 7, art. 3) ; les références aux « traces » génériques de contaminants dans le titre et le texte de l'annexe auraient été supprimées (un rapport de « traces » non quantifiables constituerait un élément permettant à l'organisme de contrôle d'orienter potentiellement les activités d'inspection futures, mais ne serait pas en soi conduire au blocage préventif du produit, qui pourrait en tout état de cause être ordonné si d'autres éléments de suspicion de contamination apparaissaient également).

En fin de compte, il s’agit de modifications qui ne changent pas le contenu et les effets de l’art contesté. 3 du décret.

Les (non) amendements à l’article 5

Toutefois, l'article 5 du décret n'aurait pas été modifié qui prévoit, même en cas de contamination accidentelle, involontaire et inévitable, une tolérance accrue à la présence d’une substance chimique interdite dans les produits biologiques, avec une complication de la réglementation.

Il aurait suffi de maintenir la limite maximale globale de 0,01 mg/kg de substances chimiques interdites, en prévoyant quelques exceptions pour des cas exceptionnels, documentés par des raisons scientifiques comme dans le cas des phosphites (substances chimiques non autorisées en agriculture biologique qui sont produit naturellement par les plantes).

L'aspect bizarre du décret resterait alors inchangé, qui prévoit non pas des sanctions, mais l'obligation de ne pas commercialiser le produit si la présence d'une contamination est détectée au-delà des nouvelles limites indiquées par l'art. 5, et il s’avère que ce n’est pas intentionnel, mais accidentel, l’agriculteur ayant suivi toutes les mesures raisonnables.

L'agriculteur serait considéré comme non coupable de la contamination, mais subirait un préjudice économique et ne serait pas indemnisé pour la perte du produit.

Le ministère de l'Agriculture devrait présenter dans les prochains jours une version actualisée du texte du décret, avec les corrections convenues avec les associations professionnelles. En attendant, les Associations invitent une nouvelle fois le Ministère à supprimer les articles 3 et 5. Où penchera la balance ?

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