La France démantèle la « route solaire ». 5 millions de prêts finissent en poussière
Inaugurée en 2016 par la ministre Ségolène Royal, la « route solaire » de Tourouvre-au-Perche a été démantelée après avoir montré des signes d'échec. L'investissement de 5 millions d'euros n'a pas atteint les objectifs fixés
La première « route solaire » à Tourouvre-au-Perche a été inaugurée en grande pompe en 2016 par Ségolène Royal, alors ministre de la Transition écologique. On parle au passé car il a été démantelé.
5 millions d'euros des contribuables français sont partis, il faut le dire, en poussière.
Dans le projet initial, un kilomètre de tuiles photovoltaïques avait été posé pour permettre à la route du département de l'Orne en région Normandie de produire de l'énergie pour l'ensemble du village de Tourouvre. Il semble en effet que les intentions du ministre étaient d'équiper un millier de kilomètres de routes de cette technologie d'ici 2020.
Mais la couche photovoltaïque a immédiatement commencé à montrer des signes de défaillance et de dysfonctionnement, provoquant des désagréments pour les voitures. Enfin, la fresque murale réalisée pour embellir la « Route Solaire » et qui a coûté 48 000 euros supplémentaires a également été démontée.
Pour nous, c'était un laboratoire à grande échelle avec un trafic considérable. Cela nous a permis de valider des carrelages récemment utilisés pour une piste cyclable aux Pays-Bas. Un endroit qui nous a permis de développer notre technologie et d'atteindre un niveau de maturité qui nous a permis de la commercialiser.
Etienne Gaudin, directeur de Wattway, la société qui a créé les carreaux, s'en explique… Une expérimentation qui coûte 5 millions d'euros publics.
Les Pays-Bas ont inauguré deux pistes cyclables entièrement recouvertes de panneaux solaires
Tuiles photovoltaïques : elles ressemblent à de simples tuiles en terre cuite, mais elles cachent des panneaux solaires capables de s'autonettoyer (et de purifier l'air)
Tuiles photovoltaïques pour produire de l'énergie dans des bâtiments historiques : cette ville suisse les installe dans les universités centrales
