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PFAS, l'Europe fait référence à l'interdiction: les pompiers toujours en danger avec des mousses de feu

Avec le report de l'interdiction de l'UE sur les PFA en mousse de feu, la préoccupation de la santé des pompiers augmente. La demande de plan de protection est urgente qui prévoit la surveillance de la santé et la transition vers l'équipement sans PFAS

La protection de la santé des pompiers peut toujours attendre l'Europe. La Commission européenne a en fait décidé de reporter davantage l'interdiction de l'utilisation du PFOA, les dangereux « polluants éternels » présents dans la mousse d'incendie. La décision, prise après une comparaison avec les industries et les États membres, prolonge effectivement l'exposition professionnelle au risque chimique pour tous les opérateurs de sauvetage.

Ce choix assume une gravité particulière à la lumière des preuves scientifiques qui documentent le danger à laquelle cette catégorie est exposée, non seulement par des mousses mais aussi par le biais de leur propre équipement de protection individuelle (EPI).

Le risque a été sanctionné au plus haut niveau: déjà en 2022, l'Agence internationale pour la recherche sur le cancer (CIRC) a classé l'exposition professionnelle de la brigade des pompiers en tant que cancérigène pour l'homme (groupe 1), reconnaissant les APFA parmi les principaux facteurs de danger. La recherche scientifique a ensuite clarifié les modes de contamination. Des études pionnières, telles que celles menées par l'Université de Notre Dame, ont montré que les combinaisons de protection sont également traitées avec des APF, qui se dégradent avec l'usure et la chaleur, libérant des poussières toxiques qui peuvent être inhalées ou absorbées par la peau.

Ces résultats ont été confirmés par des organismes gouvernementaux tels que l'American National Institute of Standards and Technology), qui dans un rapport de 2025 a trouvé la présence de ces substances dans les tissus de nouveaux équipements. Les conséquences sur la santé ont été étudiées plus en détail par une recherche récente de l'Université de l'Arizona (juillet 2025), qui a lié l'exposition aux PFA dans les pompiers avec des altérations épigénétiques, suggérant un mécanisme biologique qui pourrait favoriser l'apparition des pathologies. Enfin, une enquête italienne menée par Greenpeace et l'Union USB VVF en juin 2025 ont détecté la présence de PFAS dans le sang de certains pompiers en quantités supérieures aux seuils de risque, ce qui a également fait une preuve de contamination en béton.

Le rôle des institutions

Ce choix fait partie d'un contexte complexe. D'une part, les institutions montrent la proximité du corps avec des visites et des annonces, comme dans le cas de la récente visite du sous-secrétaire Emanuele Prisco au commandement d'Arezzo, le 12 septembre dernier. À cette occasion, en plus de promettre une augmentation du personnel et de nouveaux moyens, le sous-secrétaire a réitéré l'engagement du gouvernement sur le front de la recherche, soulignant comment les études sur les effets des APF se poursuivent. D'un autre côté, c'est précisément la solidité des preuves scientifiques qui existaient déjà pour faire une action immédiate de toute urgence, ce qui va au-delà de la surveillance du phénomène.

Un plan de protection

À la lumière de ces preuves scientifiques, la nécessité d'un plan d'action concrète pour protéger la santé de ces opérateurs émerge. Les demandes de la communauté scientifique et des associations professionnelles sont divisées en points clairs et urgents:

  • Surveillance spécifique de la santé: Démarrez un programme de surveillance de la santé constant et ciblé pour tous les opérateurs, afin de diagnostiquer les pathologies liées à l'exposition précoce.
  • Transition vers un équipement sans PFAS: programme et financer le remplacement complet des uniformes, des EPI et des mousses de feu par des alternatives certifiées et sûres, sans substances perfluoroalchiliques.
  • Reconnaissance officielle du risque: garantir aux pompiers la reconnaissance formelle en tant que catégorie exposée professionnelle au risque chimique.
  • Protection des accidents: assurez-vous l'inclusion complète des maladies dérivant de l'exposition aux APF dans les registres d'Inail des maladies professionnelles, afin de garantir les droits et les protections des travailleurs.

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