Des sanctions plus sévères pour ceux qui maltraitent, abandonnent ou tuent des animaux : ce que prévoit le projet de loi approuvé par la Chambre
Aujourd'hui, la Chambre des Députés a approuvé à la majorité en première lecture le projet de loi « Modifications du Code Pénal, du Code de Procédure Pénale et d'autres dispositions pour l'intégration et l'harmonisation de la réglementation relative aux délits contre les animaux ». Il y a beaucoup de changements positifs, mais certains points critiques demeurent
Crimes contre les animaux: la Chambre vient d'approuver le projet de loi, signé d'abord par la députée Michela Vittoria Brambilla, qui présente changements au Code pénal et au Code de procédure pénale concernant crimes contre les animaux.
Le texte, de 14 articles, passe désormais au Sénat pour examen : il contient un durcissement des sanctions et nouvelles dispositions pour la protection des animaux.
Que prévoit le projet de loi déposé à la Chambre contre ceux qui abandonnent, maltraitent et tuent des animaux
Que prévoit le projet de loi ?
De manière générale, les sanctions sont renforcées pour ceux qui commettent des délits contre les animaux.
Crime de meurtre
Les pénalités augmentent pour crime de meurtre qui va d'une peine de quatre mois d'emprisonnement au minimum et deux ans au maximum à six mois au minimum et trois ans au maximum, toujours accompagnée d'un bien de 5 mille à 30 mille euros.
Si le crime est commis en utilisant torture ou en prolongeant délibérément les souffrances de l'animal, le minimum est d'un an et le maximum est de quatre, avec une amende doublée de 10 000 à 60 000 euros.
Mauvais traitements et meurtres ou dommages causés aux animaux d'autrui
Les peines augmentent également dans ce cas : de 3 mois à 18 ans au maximum, à six mois au minimum et 2 ans au maximum, toujours accompagnés du bien – entre 5 000 et 30 000 euros – qui constitue actuellement une alternative à l'emprisonnement.
Les pénalités augmentent pourmeurtre ou le dommage des animaux d'autrui : le délit devient finalement passible de poursuites d'office, l'action pénale peut donc débuter à la demande de l'autorité judiciaire, indépendamment du rapport des tiers. La peine va de six mois à un an au minimum et d'un an à quatre ans au maximum. L'article sera applicable au meurtre ou au préjudice causé, même à une seule personne. bovine ou équidé.
Des circonstances aggravantes spécifiques sont également introduites avec le nouvel article 544-septies du Code pénal si les faits sont commis en présence de mineurscontre plusieurs animaux, ou si le fait se propage via des outils informatiques et télématiques.
Trafic de chiots
La loi proposée prévoit sanctions pour le trafic d'animaux sans puce électronique ni passeport. Cela fait 3 mois depuis emprisonnement au minimum et un an au maximum à 4 mois minimum et 18 maximum, avec une amende qui double : 6 mille euros au minimum et 30 mille au maximum. En cas d'au moins trois violations en trois ans de l'interdiction d'introduire illégalement des animaux de compagnie, le transporteur ou le propriétaire de l'entreprise commerciale se verra retirer définitivement son autorisation d'exploiter l'entreprise.
Les sanctions purement pécuniaires, prévues en cas d'abandon et de détention dans des conditions incompatibles avec la nature éthologique de l'animal, vont d'un minimum de mille à 5 mille euros avec un maximum de 10 mille. De plus, avec le nouveau Code de la route, une augmentation de la pénalité pouvant aller jusqu'à un tiers est prévue en cas d'abandon sur la route ou à proximité, ce qui signifie que l'amende minimale peut augmenter considérablement.
Espèces protégées
Enfin, les sanctions augmentent en cas d'abattage, de capture ou de détention d'animaux d'espèces protégées, elles ne s'appliquent donc pas aux chiens et aux chats mais à la faune sauvage. Pour ces cas, la peine de prison va d'un mois au minimum et six mois au maximum à trois mois au minimum et un an au maximum, toujours combinée avec l'amende qui double, jusqu'à 8 mille euros. En cas de destruction ou de détérioration de l'habitat dans un site protégé, la détention va de 18 mois maximum à la détention de 3 mois à 2 ans. Ici aussi, l'amende est doublée, qui ne sera pas inférieure à 6 mille euros.
Enfin, les animaux saisis peuvent être confiés définitivement à des associations de défense des droits des animaux ou à des particuliers avant la conclusion du procès et une interdiction de tuer ou de vendre les animaux impliqués dans des enquêtes pénales est introduite.
Les ombres selon le LAV
Tout d'abord, les sanctions prévues pour ceux qui maltraitent ou tuent des animaux ne représentent pas une avancée concrète : ceux qui maltraitent et tuent des animaux pourront continuer à bénéficier de mesures telles que la « probation » ou être acquittés en raison de « la trivialité ». du crime ».
En outre, la Chambre a rejeté certaines circonstances aggravantes qui auraient permis d'infliger des peines plus sévères aux actes particulièrement alarmants sur le plan social, tels que l'abattage des animaux des concubins ou l'utilisation d'armes à feu, ainsi que la possibilité de punir ceux qui tuent et maltraitent. animaux en raison de négligence ou d'insouciance ou même ceux qui se rendent coupables de vol d'animaux de compagnie.
L'article sur détention en chaîne constitue une véritable régression dans la protection juridique des animaux, totalement en contradiction avec les autres sources réglementaires actuelles (comme, par exemple, les lois régionales de Calabre, Campanie, Marches et Ombrie) qui prévoient déjà une interdiction tout court, sans exceptions. qui s'est aggravée au cours du débat d'aujourd'hui.
D'autres points faibles concernent le manque de mesures concrètes pour le contrôle et la prévention des crimes contre les animaux, comme l'extension de l'activité des gardes zoophiles – actuellement limitée aux chiens et aux chats – à toutes les catégories d'animaux et le recours à l'infiltration pour lutter contre les activités illicites. trafic.
Nous considérons également comme très négatives la suppression de l'intégralité de l'article relatif à l'extension de la disposition relative à la confiscation des animaux en cas d'échec de la condamnation, ainsi que l'interdiction perpétuelle de la détention d'animaux de compagnie.
Enfin, en ce qui concerne les centres d'accueil pour animaux victimes de délits, la Commission Justice n'a pas non plus mis en œuvre hier la disposition qui aurait prévu leur création par l'État, supprimant un outil fondamental pour assurer une protection adéquate des animaux.
