Les langoustines ressentent la douleur comme les vertébrés : l'étude révèle que nous les avons toujours sous-estimées
Une nouvelle étude suédoise montre que les langoustines ressentent la douleur comme les vertébrés. Voici une nouvelle preuve scientifique que faire bouillir des crustacés vivants est une véritable agonie pour eux
Imaginez-vous être soudainement immergé dans une eau à 100 degrés Celsius. Pendant des siècles, la gastronomie mondiale a rejeté cette horrible fin infligée aux crabes et aux homards comme une nécessité sans conséquences biologiques, arguant que ces animaux n’avaient pas les bons récepteurs pour traiter la souffrance. Une étude récente publiée dans la prestigieuse revue Rapports scientifiques remet à nouveau en cause ce mythe scientifique en démontrant que les langoustines ont une conscience de la douleur tout à fait comparable à celle des vertébrés.
Le test des médicaments analgésiques
La percée vient des laboratoires du Département des sciences biologiques et environnementales de l'Université de Göteborg en Suède, en collaboration avec l'Institut des Sciences de la Mar (CSIC) de Barcelone en Espagne. Les scientifiques ont analysé les réactions des crustacés soumis à des chocs électriques, en surveillant leurs paramètres pendant deux heures.
La principale preuve de leur sensibilité est venue de l’administration de médicaments analgésiques : une fois sous sédation, les langoustines ont considérablement réduit leurs réponses de fuite et leur réponse physiologique normale au stress. Cette modalité neurologique précise démontre une souffrance aiguë et consciente, confirmant les thèses déjà avancées en 2021 par la London School of Economics, qui avait catalogué plus de 300 études pour déclarer les crustacés comme de véritables êtres sensibles.
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Le vide réglementaire en Italie
Bien que l’Autorité européenne de sécurité des aliments recommande depuis longtemps l’étourdissement obligatoire avant la cuisson, le paysage législatif reste fragmenté. En Europe, la Suisse et la Norvège bougent, imposant des techniques de mise à mort rapide pour éviter la maltraitance des animaux, tandis que le Royaume-Uni a promis une interdiction totale de faire bouillir les animaux vivants d'ici 2030.
En dehors du Vieux Continent, la Nouvelle-Zélande ouvre la voie depuis 1999 avec l’Animal Welfare Act. Et en Italie ? Dans notre pays, il y a une absence totale d’interdictions nationales, avec peu d’ordonnances locales confuses. Pourtant, une nette majorité de citoyens militent en faveur du changement. Une enquête menée par la coalition Dalla parte dei crustacei révèle que 61 % des Italiens sont ouvertement contre cette pratique culinaire et se disent prêts à boycotter les restaurants qui la perpétuent.
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Source : Rapports scientifiques
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