Adieu à la bureaucratie : le décret environnement 2024 promet de libérer le potentiel du photovoltaïque (toutes les mesures, y compris les forages)
Le Décret Environnement 2024 devient loi : énergies renouvelables, économie circulaire, forage et gaz mais aussi arrêt de la privatisation de l'eau. Découvrez toute l'actualité
Avec 141 voix pour, 80 contre et 3 abstentions, le décret législatif sur l'environnement 2024 a reçu le feu vert final par la Chambre des Députés. Ce décret, qui met à jour la loi consolidée sur l'environnement de 2006vise à introduire des changements importants pour la gestion des ressources naturelles et la transition écologique. Nous parlons de nouvelles pour simplifier les évaluations environnementalesfavoriser les énergies renouvelables et mieux gérer l’instabilité hydrogéologique, mais aussi pour rapprocher les foreuses de la côte. L'une des décisions les plus attendues concerne l'eau, qui reste publique grâce au retrait d'un amendement qui aurait ouvert à la privatisation.
Le décret a été qualifié de stratégique par le gouvernement, mais les critiques et les débats n'ont pas manqué. Examinons en détail les points clés et ce qui nous attend dans les années à venir.
Privatisation de l'eau
Un amendement proposé par Forza Italia aurait permis l'entrée de capitaux privés (jusqu'à 20 %) dans les entreprises publiques qui gèrent les services d'eau. Cependant, l’amendement a été retiré, laissant inchangée la gestion publique actuelle des ressources en eau. Toutefois, le gouvernement a laissé la porte ouverte à discuter des changements possibles dans le budget 2025.
Étude d'impact sur l'environnement (EIE)
Pour accélérer les projets qui contribuent à la transition écologique, le décret législatif sur l'environnement introduit une procédure accélérée pour les études d'impact sur l'environnement. Les projets liés aux énergies renouvelables, comme le photovoltaïque ou l'éolien, pourra profiter de processus plus rationalisésà condition que la disponibilité légale du terrain concerné soit certifiée. Les nouvelles règles visent à réduire la bureaucratie et à s’aligner sur les objectifs climatiques du Plan National Intégré Énergie et Climat (PNIEC).
Renouvelable
Un axe important du décret concerne les énergies renouvelables. Le gouvernement a identifié des domaines prioritaires pour faciliter les autorisations projets photovoltaïques, éoliens et hydrogène vertavec une priorité pour les grandes centrales, comme les centrales agrivoltaïques de plus de 50 MW. L’objectif est d’accélérer la transition énergétique et de contribuer aux engagements climatiques européens.
Foreuses et gaz
Non sans controverse, le décret sur l'environnement réduit la distance minimale pour les forages de gaz fossile de 12 à 9 milles du rivage. Il y a également un arrêt des nouveaux permis d'exploration et d'extraction d'hydrocarbures liquides, avec quelques exceptions pour les dépôts considérés comme stratégiques. La mesure vise à équilibrer la sécurité énergétique du pays avec les besoins de protection de l'environnement.
Économie circulaire
En matière de déchets, le décret renforce le rôle du Registre des gestionnaires de l'environnement et introduit des règles visant à simplifier la gestion technique par les petites entreprises. Les magasins d'électronique seront obligés de collecter gratuitement les anciens appareils électroniques (DEEE)même sans acheter de nouveaux produits. Une démarche qui vise à réduire la dispersion des déchets électroniques dans l’environnement.
Remise en état et instabilité hydrogéologique
Le décret environnement consacre des moyens et des plans spécifiques à la gestion de l'instabilité hydrogéologique. Les municipalités seront obligées de cartographier les zones à risque et de planifier des interventions pour prévenir les glissements de terrain et les inondations. Un financement est également prévu pour des interventions sur les bassins fluviaux et un renforcement des pouvoirs des commissaires extraordinaires pour la gestion des eaux usées urbaines.
Stopper les nouveaux permis d’hydrocarbures
Parmi les mesures les plus pertinentes figurent interdiction de nouveaux permis pour l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures liquidestant sur terre qu'en mer. Des dérogations ne seront accordées que pour les dépôts présentant des volumes importants, si elles sont demandées avant l'entrée en vigueur du décret. C’est une indication claire de la direction dans laquelle le pays entend aller.
