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Entre la viande et les voitures, les hommes polluent plus que les femmes (l'étude française)

Une récente étude française sur plus de 15 000 personnes a analysé l'empreinte carbone liée à la consommation alimentaire et de transport. Les résultats révèlent des différences significatives entre les groupes démographiques, offrant des idées utiles pour des politiques climatiques plus ciblées et équitables

C'est officiel: les hommes et les femmes n'ont pas le même impact sur le climat. Une étude en profondeur menée en France sur plus de 15 000 personnes a découvert que l'empreinte en carbone liée à la consommation alimentaire et au transport est en moyenne de la 26% plus élevé chez les hommes Par rapport aux femmes. Et la différence n'est pas seulement quantitative, mais qualitative: ce sont deux habitudes très précises – L'utilisation de la voiture et la consommation de viande rouge – Pour peser plus dans l'équilibre écologique masculin.

Alimentation et transport: la moitié de l'empreinte totale

La recherche a mis deux secteurs stratégiques sous l'objectif: l'alimentation et les transports, qui ensemble représentent environ 50% des émissions liées à la consommation individuelle. Les hommes émettent 5,3 tonnes de co₂ équivalent en moyenne à l'année dans ces deux domaines, contre 3,9 femmes. Une différence importante, ce qui équivaut à l'écart entre les individus à faible revenu.

Le point crucial? Même après avoir pris en compte les facteurs socio-économiques, biologiques et à distance parcourus, près de 40% de l'écart reste inexpliqué par des éléments «objectifs». Pour faire la différence, ce sont les choix: la viande rouge et la voiture, en fait, Ce sont des produits de carbone à haute intensité et fortement caractérisé par des règles de genre.

Masculinité, viande et moteur

Selon les chercheurs, la consommation de viande rouge et l'utilisation de la voiture sont culturellement associées à une certaine idée de masculinité. Cela influence directement l'empreinte écologique masculine. Viande rouge seule, tout en représentant seulement 13% de l'empreinte alimentaire moyenne, explique 70% de la différence entre les hommes et les femmes dans les émissions de nourriture. De même, les voitures représentent 84% de l'impact du transport et expliquent pratiquement toute la différence entre les genres dans ce domaine.

Fait intéressant, il n'y a pas de différences significatives dans l'utilisation de l'avion, un autre moyen polluant mais culturellement moins caractérisé du point de vue du genre.

Lorsque vous vivez ensemble, les niveaux d'impact

L'écart s'atteint en couple, en particulier en ce qui concerne la nutrition. Le partage des repas et des décisions sur les choix alimentaires semble réduire les distances entre les habitudes de genre. Ce n'est pas le cas pour le transport: dans les familles avec enfants, par exemple, l'homme a tendance à voyager plus de kilomètres en voiture, souvent avec des véhicules moins efficaces, tandis que les femmes travaillent plus près de la maison.

En simple, cependant, la différence alimentaire est plus marquée: les femmes célibataires consomment moins de viande que celles en paires, tandis que les hommes célibataires ne changent pas substantiellement leur consommation. Cela suggère que la coexistence conduit à une convergence, mais souvent dans le sens des préférences masculines.

Qui a mené l'étude

L'étude, publiée sous forme de document de travail (donc pas encore soumise à une revue égale), a été réalisée par Ondine Berland de Grantham Research Institute sur le changement climatique et l'environnement de la London School of Economics (LSE) et de Marion Leroutier de Centre de recherche en économie et statistique (Crest) en France.

Climat et politique: une question d'équité

L'étude souligne comment les politiques environnementales ne peuvent plus se permettre d'ignorer le facteur de genre. La viande et le carburant du piégeage, par exemple, pourraient avoir des impacts différents sur les hommes et les femmes. Mais c'est aussi une opportunité: promouvoir des modes de vie plus durables peut passer par une réflexion sur les règles culturelles qui associent la «virilité» à la possession de la voiture ou au choix d'un steak au sang.

Enfin, les chercheurs soulignent un paradoxe: les hommes, bien qu'ils soient plus responsables de la pollution, ont tendance à se soucier moins du changement climatique. Cela pourrait également dépendre du coût personnel perçu d'un éventuel changement des habitudes.

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