Le Mose ne protégera pas Venise longtemps, l'étude appelle à un changement de stratégie et au transfert de la ville
Une étude sur Venise prévient : la Mose a un horizon limité, alors il restera des barrages, une lagune fermée ou un retrait douloureux
Lorsque le Mose monte, Venise gagne du temps. Mais ce temps a une expiration. Une étude publiée le 16 avril 2026 sur Rapports scientifiques il aligne les scénarios d'adaptation de la ville et de la lagune jusqu'à 2300 et arrive à une conclusion très claire : la barrière mobile protège encore Venise aujourd'hui, mais la montée de la mer pousse déjà vers des choix plus durs, plus coûteux et beaucoup plus invasifs, au point d'envisager le déplacement des monuments vers l'arrière-pays et l'abandon de certaines parties de la ville.
Dans ce raisonnement, Venise reste indissociable de sa lagune, et c’est là que s’ouvre la véritable fracture. Les vannes des trois entrées du port défendent les pierres, les maisons et les calles, mais toute fermeture prolongée réduit les échanges d'eau avec l'Adriatique, complique la qualité de l'eau, pèse sur l'écosystème, le port et la morphologie de la lagune. Il y a aussi une autre pression en arrière-plan : une étude de 2023 a lié la gravité de certaines crues historiques aux changements dans la circulation atmosphérique, ajoutant un autre élément à un équilibre déjà précaire.
Le premier carrefour arrive bien avant le siècle prochain
Les auteurs travaillent avec le concept de points de bascule d’adaptation, points auxquels une défense cesse de faire son travail et impose un changement d’échelle. Avec des mesures supplémentaires, le système actuel peut gérer jusqu’à environ 1,25 mètre de montée relative de la mer ; déjà autour de 50 centimètres, les options les plus lourdes sont sur la table, et dans une plage comprise entre 0,75 et 1,75 mètres, le passage à une phase de transformation devient inévitable. Traduit : Venise parvient encore à s'adapter pendant un moment, puis commence la saison où chaque solution sauve quelque chose et laisse passer autre chose.
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Le tracé des barrages circulaires envelopperait le centre historique et d’autres agglomérations avec des digues dédiées, laissant la lagune ouverte vers la mer. Ce plan comprend un assainissement efficace, des pompes permanentes et une ville qui doit être repensée en termes de transports, de services et même de perception quotidienne du risque. Les coûts estimés varient entre 500 millions et 4,5 milliards d'euros, sans compter les autres coûts liés aux systèmes de pompage. L'avantage réside dans la protection des monuments, des habitations et de la plupart des fonctions économiques. Le prix réside dans une césure physique et culturelle : Venise continuerait à être dans l'eau, avec un rapport beaucoup plus froid et artificiel avec sa lagune.
La route fermée de la lagune repousse encore plus la barre technique. Ici, la lagune se transformerait en une sorte de lac côtier régulé par des barrages permanents au niveau des entrées portuaires, des hausses sur les îles-barrières et de nouvelles défenses le long de la marge externe. Sur le papier, cette architecture peut protéger Venise jusqu’à 10 mètres de montée de la mer. Version encore plus extrême, la super digue, barrière très large conçue pour des événements exceptionnels, relèverait encore le seuil. La facture dépasserait les 30 milliards d’euros et le lagon, en tant que milieu de vie, changerait de peau de manière irréversible. La ville sèche, le tissu monumental, une partie de la vie urbaine resterait. Le système écologique qui a façonné cette ville pendant des siècles disparaîtrait.
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Chaque solution défend un morceau de Venise et laisse tout le reste exposé
Ensuite, il y a le mot qui semblait jusqu’ici inadmissible et qui entre sans détails dans l’étude : le retrait. Les auteurs la situent au-dessus de 4,5 mètres de montée de la mer, un scénario associé à la période postérieure à 2300. Dans ce cadre, on parle de déplacer des monuments sélectionnés, de déplacer des habitants, de permettre l'abandon d'une partie de la ville. La comparaison utilisée pour comprendre l'ampleur du problème passe par Abou Simbel, démonté et remonté en Egypte dans les années 1960 : une opération immense à l'époque, infime comparée à Venise. Les estimations économiques fluctuent beaucoup et, dans les résumés publiés par l'équipe, elles atteignent jusqu'à 100 milliards d'euros. Le point le plus difficile reste un autre : ce qui survit dans un nouveau site sont des fragments précieux, tandis que le corps historique de la ville, la culture lagunaire et une grande partie des activités économiques se perdent en cours de route.
La question économique pèse déjà lourd aujourd’hui. Le système de défense existant coûte environ 6 milliards d'euros. Les travaux futurs nécessiteraient des sommes bien plus élevées et surtout des délais longs : 30 à 50 ans pour concevoir, autoriser et construire les grandes infrastructures qui entrent dans ces scénarios. C’est pourquoi l’ouvrage insiste sur la fenêtre politique qui se rétrécit. Des émissions plus faibles maintiennent également le débit marin à un niveau inférieur à une échelle séculaire ; les émissions élevées anticipent les sauts d’échelle et rendent les transitions plus abruptes. La ville doit essentiellement décider longtemps à l’avance du type de blessure qu’elle considère supportable.
L'étude évite de couronner une solution parfaite. Il rassemble patrimoine, travail, sécurité des habitants, port, tourisme, écosystèmes, traditions, et montre qu'il n'existe pas de stratégie optimale unique. Venise devient ainsi un laboratoire cruel pour le reste du monde aussi : les zones côtières basses s'adaptent pendant un temps, puis arrivent au point où la défense cesse d'être une correction et devient une transformation du lieu. Les mêmes auteurs élargissent le débat au-delà de la lagune vénitienne et rappellent que toutes les côtes habitées et de faible altitude devraient immédiatement réfléchir aux implications à long terme de la montée des mers. La marge se raccourcit. Et Venise, cette fois, devra trancher avant l'eau.
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Source : Rapports scientifiques
