Récupérateur d'eaux grises : une invention de plombier pour économiser 55 000 litres d'eau par an
Réutiliser l'eau de la douche pour tirer la chasse d'eau : un système simple pour réduire les déchets dans la salle de bain, sans gros travaux et avec une belle économie sur la facture également
Chaque fois que nous tirons la chasse d’eau, nous utilisons de l’eau potable. Cela semble absurde, mais c'est vrai. Neuf litres d’eau parfaitement propre sont gaspillés en quelques secondes, plusieurs fois par jour, chaque jour. Pourtant, une solution existe. Et cela vient de Sidi Drici, un plombier français qui habite à Melun, près de Paris.
Sidi a inventé un récupérateur d'eaux grises qui permet de récupérer l'eau de douche usagée, de la filtrer et de la réutiliser pour les toilettes. Le tout sans modifier le système domestique, avec un coût abordable (entre 600 et 1 200 euros) et sans brevet à payer. Simple, pratique, efficace.
Comment fonctionne le récupérateur d'eaux grises


L'idée est née alors qu'il prenait sa douche, regardant toute cette eau encore claire s'écouler dans les égouts. Au lieu de le jeter, Sidi a décidé de le collecter, de le nettoyer et de le réutiliser. Son appareil s'installe dans la douche ou la baignoire, filtre l'eau avec un filtre à cheveux, la désinfecte avec des pastilles de chlore (comme celles des piscines) et l'envoie directement dans le réservoir des toilettes.
Le récupérateur a des dimensions similaires à celles d'un chauffe-eau et peut également être monté dans un appartement. Inutile de faire appel à un ingénieur ou de refaire la salle de bain : un plombier et un peu d'attention suffisent. Et l’avantage est immédiat.
Combien de litres économisez-vous ? Les chiffres parlent clairement
Une personne tire la chasse d’eau en moyenne 4 fois par jour. Avec 9 litres par chasse d'eau, ils produisent 36 litres par jour. Pour une famille de 4 personnes, cela représente 144 litres par jour, soit plus de 55 000 litres par an. Et avec un coût moyen de l'eau de 4,52 euros le mètre cube, les économies sur votre facture peuvent dépasser 250 euros par an.
Et ce n'est pas tout : le système a déjà été adopté par des résidences privées en France, par certaines maisons de retraite en Suisse et a suscité beaucoup d'intérêt en ligne. Mais le plus intéressant est que Sidi, pour que tout le monde puisse l'utiliser, le reproduire et l'installer.
Sidi Drici n’est pas n’importe quel entrepreneur. Il est également président de l'association « Melun, Capitale de la Solidarité » et dans les pauses entre un emploi et un autre, il aide les sans-abri, distribue de la nourriture, organise des collectes de solidarité et soutient les personnes en difficulté. Son invention est née précisément de là : du désir de faire quelque chose d'utile pour tout le monde, sans gagner d'argent.
Si je facturais cette invention, ce serait comme charger le soleil.
Et en fait il a choisi de le faire, justement pour laisser le projet libre et accessible. Un choix rare, qui a touché de nombreuses personnes même hors des frontières françaises.
Pourquoi continuons-nous à utiliser de l’eau potable pour les toilettes ?
Aujourd’hui, en 2025, il est encore normal d’utiliser de l’eau potable pour chasser les toilettes. Mais est-ce vraiment logique ? Avec la crise climatique, les sécheresses de plus en plus fréquentes et la hausse du coût des ressources, il est urgent de repenser notre consommation.
Le système Sidi Drici montre qu’on peut faire mieux, sans se compliquer la vie. Avec un investissement limité, des avantages environnementaux, économiques et pratiques peuvent être obtenus. Et son exemple nous rappelle que souvent, il suffit d’observer la réalité, de se poser encore quelques questions et d’avoir l’envie de changer les choses.
Source : Sidi Drici
